Publié le : 13-04-2018 | Dernière mise à jour : 18-12-2018 | Photo: Paolo Almario

Marmelade

[exposition solo]

Le Lieu
Québec (QC) Canada
2018

Assistantes de production :
Christine Belley
Alexa Tremblay-Francoeur

Remerciements :
Pauline Jonker

La création de cette oeuvre a été rendue possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec

Marmelade

Album sur Flickr (19 photos)
Photos – Paolo Almario, Pauline Jonker et Patrick Altman

Marmelade

[exposition solo]

Le Lieu
Québec (QC) Canada
2018

Assistantes de production :
Christine Belley
Alexa Tremblay-Francoeur

Remerciements :
Pauline Jonker

La création de cette oeuvre a été rendue possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec

Description projet

Dans Marmelade, les portraits de Jose Luis Barceló, María del Rosario González, Fernando Castro Caballero, Javier Zapata Ortiz, José Leonidas Bustos, Gustavo Enrique Malo et Luis Guillermo Salazar sont déconstruits en galerie par une machine. Ces portraits correspondent aux Magistrats de la Cour Suprême de la Colombie qui, en s’appuyant sur des faux témoignages, ont signé en 2012 une ordre d’arrestation contre Luis Fernando Almario Rojas, père de l’artiste. Il a passé 4 ans en prison. Il a retrouvé sa liberté en décembre 2016.

Lors de l’exposition au centre Le Lieu, à Québec (QC, Canada), en 2018, au moins 2 des Magistrats ont été séparés de leurs fonctions en raison d’un scandale connu sous le nom du « cartel de la toge ». Ce scandale est un cas de corruption judiciaire et politique en Colombie, dans lequel des membres de la Cour Suprême, par le biais de procureurs anti-corruption, ont obtenu de l’argent en échange de retarder ou de détourner certains procès.

Le projet Marmelade s’appuie sur la volonté de formaliser la façon dont le peuple Colombien représente métaphoriquement la corruption. En Colombie, « marmelade » est un mot souvent utilisé pour faire référence à la distribution corrompue du pouvoir politique. On observe dans le pays que ce pouvoir (« marmelade ») est conquis par certains individus qui le distribuent (« tartinent ») souvent de manière irrégulière.

L’ambition de l’artiste avec cette exposition est de redistribuer symboliquement le pouvoir politique au public. Les portraits des Magistrats, construits à partir de photos d’étiquettes de confiture Colombienne, sont déconstruits dans la galerie par l’action d’une machine. La plupart des 4800 photos qui composent chaque portrait sont poussées de leurs positions originales par la machine. Les photos retrouvent ainsi leur position finale : sur une table ou par terre. 3 chaises, du pain frais, de la confiture colombienne, des couteaux et des assiettes complètent l’installation. Le public est invité à s’asseoir et à se faire une tartine.

Avec Marmelade, Paolo Almario démontre la continuité de son engagement sociopolitique actuel. À travers son art, Almario s’établit comme un acteur social, profondément influencé par le contexte culturel, social et politique dans lequel il s’insère. Par sa pratique, il prévoit de dévoiler de manière poétique et métaphorique la complexité destructive d’une structure politique d’ailleurs (Colombie) pour inviter à la réflexion sur celle du territoire où l’exposition est présentée.

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