Publié le : 28-11-2013 | Dernière mise à jour : 25-06-2017 | Photo: Anusorn Khabpet – 2013

Installation
Galerie l’OEuvre de l’Autre
Chicoutimi (QC – Canada)
Novembre 2013

Assistant montage :
Férid Sanaa

Remerciements
Amélie Berthet
Anusorn Khabpet
Carolyne Gauthier
Clara Girault
Charlotte Moreau de la Fuente
Chloé Mérola
Christophe Boubon
Emmanuel Larive
Gabrielle Boucher
Gabriel Hébert
Gabriel Pilote
Jaime Patarroyo
Jean-Michel Lapointe
Laurie-Anne Dufour
Laurie Girard
Lydia Mestokosho-Paradis
Maëlle Urien
Marie-Noël Vanasse
Marie-Michele Bergeron
Nancy Ouimet
Onira Lussier
Papa Ibrahima Diallo
Rudy Mae Vézina Dionne
Sarah Esteves
Sirikanlaya Chotmanee
Valerie Essiambre
Yasmine Adelantado

forme

Portraits de José Leonidas Bustos, Luis Barceló Camacho, Maria del Rosario González, Javier Zapata Ortiz, Fernando Castro Caballero, Gustavo Enrique Malo Fernández et Luis Guillermo Salazar, magistrats de la Salle de Cassation Pénale de la Cour Suprême de Justice de la Colombie qui ont signé l’ordre d’arrestation contre Luis Fernando Almario, père de l’artiste, en 2012.

[…] Les responsables de plusieurs emprisonnements du père de l’artiste au cours des dernières années et pendant l’exposition. Sur de fausses accusations, clairement établies grâce aux preuves et archives que l’artiste partage avec nous sur les trois iPad disposés à l’entrée de la galerie. Autobiographique, l’installation de Paolo Almario nous présente sa réalité. Sans ambages. Sans pitié. Il nous informe, nous met en garde : ceux que vous voyez sont des criminels. Mais alors, pourquoi nous obliger à les regarder, nous, comme si nous attendions leur verdict? C’est le bruit sourd d’une machine qui fera entendre son verdict. Chaque portrait, composé de 4 800 photographies représentant les différentes maisons détruites de l’artiste et de sa famille suite aux différentes accusations portées contre son père, attend sans le savoir sa fin. La machine, bras de l’artiste peut-être, étonnante par sa rapidité et sa puissance, détruira consciencieusement chaque portrait pendant 10 heures […]

Charlotte Moreau De la Fuentedéformé : Un homme en colère (2015)

Cette installation comprend sept portraits de magistrats, disposés selon un parallélogramme dont la superficie est de douze mètres carrés, soit la même dimension que la cellule où son père est tenu en captivité. Cette construction faisant référence à l’architecture représente également, par sa dimension, un patio, mais un patio fermé, sans lumière du jour. Pour transposer métaphoriquement cet état d’enfermement, une lumière aveuglante s’allume lorsqu’un visiteur pénètre à l’intérieur du parallélogramme. Une lumière crue, tel l’éclairage des salles d’interrogatoire, la lumière du jugement. Et le visiteur se retrouve au centre, écrasé par ces regards inexpressifs, comme s’il se trouvait dans une double position, celle du juge et de celui sur qui tombera le verdict.

Véronique VilleneuvePaolo Almario : Engagement (2017)

Leave a Reply